Strigilis, stlengís : le mot latin et le mot grec désignent le même objet. Le nom de la marque en est la forme française.
Dans les gymnases grecs, puis dans les thermes romains, l’athlète s’enduisait d’huile avant de s’exercer. Après l’effort, il raclait ce mélange d’huile, de sueur et de sable avec un strigile.
Le geste était si familier qu’il devint un sujet de sculpture. L’Apoxyomène, « celui qui se racle », attribué à Lysippe vers 320 avant notre ère, en est l’image la plus célèbre.
Plus de deux mille ans plus tard, la lame de bronze est devenue un instrument d’acier poli. Le rituel, lui, est resté : le soin du corps fait partie de l’entraînement.
Le strigile appartenait au rituel de l’après-effort.